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5 min de lectureGoogle Ads

Comment choisir une agence AdWords : ma méthode d’audit avant de signer

Cinq questions à poser avant de signer avec une agence Google Ads, et l’erreur vécue par un client qui ne les avait pas posées.

Comment choisir une agence AdWords : ma méthode d’audit avant de signer

Avant de signer avec une agence AdWords, vérifiez cinq choses : qui a la propriété de votre compte Google Ads, à quelle fréquence vous recevrez un reporting détaillé, qui possède les données de tracking (conversions, GA4, Tag Manager), quels objectifs chiffrés sont fixés dès le départ, et par quel canal vous communiquerez au quotidien. Ces cinq points déterminent si vous gardez le contrôle sur votre compte ou si vous devenez dépendant d’un prestataire difficile à quitter.

Le reste de cet article détaille comment poser ces questions concrètement, avec une erreur vue chez un client qui aurait pu être évitée en dix minutes d’échange avant la signature.

Agence ou freelance Google Ads : ce que ça change concrètement

Une agence répartit souvent la gestion d’un compte entre plusieurs personnes : un chargé de compte junior qui exécute, un senior qui supervise, parfois un service créa séparé pour les visuels. Cette organisation a un avantage : elle absorbe l’absence d’une personne. Elle a aussi un coût : vous parlez rarement à celui qui touche réellement vos campagnes, et les décisions passent par plusieurs couches avant de vous revenir.

Un freelance travaille en direct. Vous savez qui gère le compte, il n’y a pas de niveau junior caché derrière un contact commercial. C’est l’angle que je détaille dans ma méthode face aux agences à Genève : ce n’est pas un jugement sur la qualité des agences, c’est une différence de structure qui change votre accès à l’information.

Ni l’un ni l’autre n’est automatiquement le bon choix. Une PME avec un budget média important et besoin de plusieurs expertises (créa, data, SEA) peut avoir intérêt à une agence. Une PME qui veut un interlocuteur unique et un accès direct au compte gagne souvent à passer par un freelance.

Les questions techniques que je pose moi-même lors d’un audit

Quand j’audite un compte Google Ads pour un prospect qui vient de quitter une agence, je pose systématiquement plusieurs questions, et je recommande à tout dirigeant de les poser avant de signer, pas après.

Qui a l’accès administrateur au compte ?

Le compte Google Ads doit être créé sous votre identifiant Google, avec l’agence ajoutée comme utilisateur. Si l’agence a créé le compte sous son propre identifiant administrateur (son MCC), vous ne le récupérez pas facilement en cas de rupture. J’ai vu des comptes bloqués plusieurs semaines pour ce seul motif.

Quelle est la granularité du reporting ?

Un reporting mensuel qui affiche un coût par clic global ne dit rien sur ce qui fonctionne. Demandez la fréquence exacte des reportings, et ce qu’ils contiennent réellement : performance par campagne, par mot-clé, par audience, ou juste un total. Un reporting agrégé cache souvent une gestion peu fine.

Qui est propriétaire du tracking ?

Les conversions, le tag GA4, le conteneur Google Tag Manager doivent être installés sur votre compte, avec vos accès. Si l’agence configure tout sous son propre compte GTM ou GA4, vous perdez l’historique de données le jour où vous changez de prestataire.

Qui gère la création des visuels et des assets publicitaires ?

C’est un point que beaucoup de dirigeants oublient de clarifier avant de signer. Une campagne Google Ads efficace, surtout sur Performance Max ou sur le Réseau Display, dépend directement de la qualité des visuels, des titres et des vidéos fournis. Demandez qui produit ces assets : une équipe créa interne à l’agence, un sous-traitant facturé en plus, ou vous-même. Si c’est vous qui devez fournir les visuels, le délai et la charge de travail retombent sur votre équipe marketing, pas sur le prestataire. Cette répartition doit être écrite noir sur blanc, pas supposée implicitement.

Pour un exemple concret d’audit, voir le cas client Living Packets.

L’erreur que j’ai vue chez un client qui n’avait pas posé ces questions

Un client industriel de taille moyenne avait signé avec une agence sans vérifier ces points. Le compte Google Ads était sous le MCC de l’agence, le conteneur GTM était configuré avec un accès agence uniquement, et les conversions remontaient vers un compte GA4 que le client ne pouvait pas consulter directement.

Quand la relation s’est arrêtée, il a fallu batailler pour récupérer l’accès administrateur au compte Google Ads. Le conteneur GTM a dû être reconstruit de zéro, avec perte de l’historique de configuration. Rien d’irréversible, mais plusieurs semaines de retard et une reprise de compte qui aurait pu être évitée par une clause simple dans le contrat initial : propriété des accès et des données au nom du client, dès le départ.

Certifications Google Partner : ce qu’elles garantissent vraiment

Le badge Google Partner atteste qu’une structure remplit des critères définis par Google (certifications individuelles des personnes qui gèrent les comptes, niveau de dépenses gérées). Il ne garantit rien sur la qualité du reporting, l’accès que vous aurez à votre compte, ni sur qui, junior ou senior, travaillera réellement sur vos campagnes au quotidien.

Une agence peut afficher le badge et déléguer la gestion à une personne junior encadrée à distance. Un freelance certifié individuellement peut ne jamais afficher ce badge parce qu’il ne gère pas le volume de dépenses requis pour l’obtenir au niveau agence. Le badge est un indicateur de conformité administrative, pas une garantie de résultat ni de méthode.

Forfait, régie ou performance : comparer les modèles de tarification

Trois modèles reviennent le plus souvent chez les agences et freelances Google Ads.

  • Le forfait mensuel fixe : prévisible, mais il ne dit rien sur le temps réellement passé sur votre compte.
  • La régie, un pourcentage du budget média géré : simple à comprendre, mais elle peut inciter à recommander d’augmenter le budget plutôt qu’à l’optimiser.
  • La rémunération à la performance : rare en B2B, car les cycles de vente longs rendent difficile de relier une action Google Ads à une vente conclue plusieurs mois après.

Je détaille ma propre grille, avec des montants réels en francs suisses, dans cet article sur la grille tarifaire réelle d’un consultant indépendant. Elle vous donne un point de comparaison concret face à une proposition d’agence.

Ma checklist avant de signer avec une agence Google Ads

Avant toute signature, demandez par écrit : qui a l’accès administrateur au compte et sous quel identifiant, la fréquence exacte des reportings et leur contenu, qui est propriétaire du tracking (conversions, GA4, GTM), qui produit les visuels et assets publicitaires (agence, sous-traitant ou vous-même), quels objectifs chiffrés sont fixés pour les premiers mois, qui travaille concrètement sur le compte au quotidien (junior encadré par un senior, ou interlocuteur direct), et quel canal de communication sera utilisé (Slack, Teams, email, WhatsApp).

Si l’un de ces points reste flou après avoir posé la question, c’est déjà une réponse. Un prestataire, agence ou freelance, qui répond clairement et par écrit à ces sept points inspire davantage confiance que celui qui renvoie vers une présentation commerciale générique.

L’auteur

Pierre Bordier

Freelance Google Ads et LinkedIn Ads à Genève. Je gère des comptes B2B de bout en bout : structure, tracking, tests, lecture des résultats. Pas d’intermédiaire, pas de junior.

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