Un bon consultant Google Ads sait faire ce que fait une agence : mettre en place un tracking fiable, un suivi avancé des conversions, une CMP sur le site, auditer un flux Shopping. Les résultats peuvent être identiques des deux côtés. La vraie différence se joue ailleurs, et c’est ce que je vérifie en premier quand je reprends un compte.
Consultant ou agence : ce qui change vraiment
Un consultant senior est souvent un couteau suisse de l’acquisition payante. Il peut couvrir le tracking, le suivi des conversions, la configuration d’une CMP ou l’audit d’un flux produit, exactement comme une agence. Vous trouverez les mêmes compétences des deux côtés.
La différence tient au nombre d’intermédiaires et au temps passé sur chaque sujet. En agence, chaque demande passe souvent par un chef de projet avant d’atteindre la personne qui exécute. Ajoutez les allers-retours de briefs et le temps qu’ils consomment, et le coût réel de la prestation peut doubler par rapport à l’affichage initial. J’explique cette mécanique plus en détail dans ma méthode face aux agences.
Pour une PME, le couteau suisse est souvent le bon choix
Si vous dirigez une PME ou une TPE, je recommande en général de prendre un consultant capable de couvrir seul les aspects techniques sur votre site et votre CRM. Vous gagnez du temps parce qu’il n’y a pas de relais à coordonner. Vous gagnez aussi de l’argent, puisque vous ne payez pas les heures de transmission entre plusieurs intervenants.
Ce choix suppose que le consultant ait réellement les compétences techniques, pas seulement la gestion des enchères. C’est précisément ce qu’il faut vérifier avant de signer.
Ma grille quand je reprends un compte mal géré
Quand j’audite un compte existant, je commence toujours par la cohérence entre les données backend (CRM, outil de facturation) et Google Ads. Je compare les courbes jour par jour, pas seulement les totaux mensuels.
Un point que beaucoup de consultants négligent : le décalage d’attribution. Google Ads enregistre une conversion à la date du clic. Votre CRM, lui, enregistre souvent une conversion à la date d’inscription ou de signature, qui peut survenir plusieurs jours ou semaines après le clic. Si vous comparez les deux courbes sur une période trop courte, vous tirez des conclusions fausses. Il faut prendre du recul sur une période longue avant de juger un écart.
Si votre volume de conversions dépasse 500 par mois, cet écart devient visible assez rapidement, parce que le volume lisse les variations ponctuelles. En dessous de ce seuil, il faut être patient avant de conclure à un problème.
Je vérifie aussi l’équilibre entre les différents signaux envoyés à Google Ads (conversions web, import CRM, appels, formulaires). Un déséquilibre marqué entre ces signaux est souvent le symptôme d’une donnée de mauvaise qualité, bien avant que les performances ne s’en ressentent.
Pour un exemple concret des résultats obtenus avec cette approche sur un compte accompagné sur la durée, vous pouvez consulter le cas client TSE.
Si vous voulez savoir précisément ce qu’un audit sérieux doit couvrir avant même de parler d’optimisation, j’ai détaillé ce que doit contenir un audit pour une PME.
L’erreur que j’ai vue coûter cher chez un client
J’ai repris un compte où le prestataire précédent avait ajusté les enchères et les budgets en se basant uniquement sur les conversions remontées dans Google Ads, sans jamais les confronter aux données du CRM. Pendant plusieurs mois, des campagnes ont été coupées parce qu’elles semblaient sous-performer en date de clic, alors qu’en réalité leurs leads se transformaient en clients avec un délai plus long que celui pris en compte dans l’analyse.
Le résultat : du budget réorienté vers des campagnes qui généraient des conversions rapides mais de moins bonne qualité, au détriment de canaux qui mettaient plus de temps à convertir mais apportaient de meilleurs clients. L’erreur n’était pas dans le pilotage des enchères. Elle était dans le choix d’un prestataire qui n’avait jamais pris le temps de vérifier la cohérence entre les deux sources de données avant de piloter dessus.
Secteur, type de clientèle, budgets : les questions à poser avant de signer
Avant de choisir un consultant, je pose toujours les mêmes questions, et je vous invite à faire de même.
- Pour quels secteurs a-t-il travaillé ? Certains secteurs restreints comme le dating, l’alcool, les jeux d’argent ou la santé imposent des règles publicitaires spécifiques et ajoutent une vraie complexité de pilotage. Un consultant qui n’a jamais géré ce type de compte part avec une courbe d’apprentissage à vos frais.
- A-t-il travaillé principalement en B2B ou en B2C ? Les logiques de conversion, de cycle de vente et de tracking sont différentes.
- A-t-il une expérience en e-commerce, en génération de leads, ou les deux ? Les compétences ne se recoupent pas entièrement.
- Avec quels ordres de budget a-t-il travaillé jusqu’ici ? Un consultant habitué à des petits comptes n’a pas forcément les réflexes nécessaires sur un budget plus conséquent, et inversement.
La fréquence de reporting, un signal qui ne trompe pas
Je regarde systématiquement la fréquence de reporting proposée, en comparant ce qu’offre une agence et ce qu’offre un consultant indépendant. Le minimum que je considère acceptable : un dashboard de reporting accessible en continu, un point d’échange d’au moins 30 minutes chaque semaine, et un canal de communication direct et privilégié avec la personne qui pilote réellement le compte.
Si votre interlocuteur ne peut pas vous garantir ce rythme, ou si le reporting se limite à un document envoyé une fois par mois sans échange, c’est un signal à prendre au sérieux avant de signer.
Combien coûte un consultant Google Ads
Le coût affiché d’un consultant n’inclut pas toujours le temps de brief et d’allers-retours, qui peut faire grimper la facture réelle de façon significative, surtout en agence où plusieurs personnes interviennent sur votre compte. Pour une vision détaillée des modèles de facturation et des ordres de grandeur réels, j’ai publié ma grille de tarifs réels en CHF, forfait et variable.
Le prix le plus bas n’est pas toujours le plus économique une fois le temps de coordination ajouté. C’est un calcul à faire avant de comparer deux devis.
PBL’auteurPierre Bordier
Freelance Google Ads et LinkedIn Ads à Genève. Je gère des comptes B2B de bout en bout : structure, tracking, tests, lecture des résultats. Pas d’intermédiaire, pas de junior.